Site mis à jour le 05.12.2019

Valérie Passello

Valérie Passello, 12.08.1978

 

Dessin, premiers pas artistiques

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un crayon à la main. Grande lectrice de bandes dessinées, j’ai vite ressenti le besoin de reproduire les dessins de mes histoires préférées. J’ai ensuite développé mon propre style, et créé des dessins de mon cru, avec un goût particulier pour les personnages. 

Peinture, chemin vers l’abstraction

La peinture est arrivée plus tardivement. Je m’amusais parfois à peindre des paysages, mais je trouvais cela ennuyeux, car pour moi, la Nature est beaucoup plus belle que n’importe quelle reproduction picturale.

En 2006, un peu par hasard, j’ai réalisé un triptyque abstrait à la peinture acrylique. Ce triptyque trône toujours dans mon salon : ça a été l’impulsion qui m’a donné l’envie de peindre. L’abstraction me convient mieux que le figuratif, car je me sens totalement libre. J’ai l’impression que les possibilités sont infinies.

En 2007, j’ai exposé mes tableaux pour la première fois à la Grange à Vanay. J’avais peint sur des panneaux de bois, toujours à la peinture acrylique, en y ajoutant du fusain. L’expérience de l’exposition a été réellement positive, et m’a donné envie de poursuivre mon aventure colorée.

Aujourd’hui, quelques changements : le support n’est plus de bois, je suis passée à la toile. Le fusain, très présent dans mes peintures précédentes, a laissé sa place à l’encre de Chine, et j’ajoute parfois de la craie grasse. Le résultat est, à mon sens, plus cohérent.

Ce qui ne change pas, c’est mon goût pour la couleur. Mes tableaux sont toujours très colorés, explosifs, et je l’espère, assez joyeux. 

Démarche

C’est invariablement une couleur qui m’invite à me poster devant mon chevalet. Je ne sais jamais exactement quel sera le résultat d’une peinture, mais je sais quelle en sera la couleur dominante. Ensuite, c’est comme un dialogue qui s’instaure entre  ma toile et moi. Dialogue parfois houleux, parfois harmonieux. 

J’essaie de lâcher prise, de me laisser porter par mon instinct, et de ne surtout pas intellectualiser un tableau, au risque de perdre toute spontanéité. J’aime me laisser surprendre par la peinture elle-même, que je mélange souvent directement sur la toile. Je tâche toujours de rendre un certain mouvement, par des gestes amples et rapides. 

Dans mes tableaux, chacun voit ce qu’il désire voir : les nombreuses formes qui apparaissent ici et là permettent de laisser voguer son imagination, et comme je peins librement, j’espère que les spectateurs se sentiront libres d’imaginer ce que bon leur semblera.